Alix Soulié

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Mercredi 14 septembre 2011 Portugal.

8h : Parking de supermarché, le décor est planté.

Nous sommes réveillés par les éboueurs, Raphaël reprend le volant.

9h : Arrivée dans la maison qui sera notre maison de « repos ».

Oui Raphaël est ingénieur informatique et ses dernières semaines au boulot ont été chargées, il a bien l’intention de se reposer. Pour ma part l’idée du repos ne me plaît guère et j’ai encore la tête en Espagne avec les filles de la maison d’arrêt d’Alcala.

A travers les oliviers du pépé, nous rejoignons la maison des grands-parents de Raphaël.

Derrière le rideau de franges, mémé, surprise de nous voir arriver si tôt au petit matin, est déjà derrière ses fourneaux.

Petit-déjeuner sur la table de la cuisine et au lit.

14h : Déjeuner avec pépé et mémé.

15h : Mémé Arminda me fait visiter la maison dans tous ses recoins en me racontant toute l’histoire de sa vie ; sans savoir que mes oreilles sont grandes ouvertes, elle s’excuse de tant d’histoires : ses enfants nés à la maison, la saison des vendanges, son grand voyage en France pour rejoindre son homme qui les attendait là-bas, sa vie en France, l’histoire de tous ces objets rangés dans cette malle et son retour au pays. Elle s’excuse de tout ça, moi je l’en remercie. Elle pense qu’elle m’ennuie, elle ne sait pas encore pourquoi je suis ici et d’où j’arrive qu’elle m’a déjà tout dit. C’est drôle…

17h : Sieste

19h : Dîner pépé, mémé, Raph, les moustiques et moi . C’est très difficile pour moi d’être en mode vacances, on a le droit de rien faire, à peine de débarrasser la table.

Jeudi 15 septembre 2011 Rouba.

Grasse mat

12h : Déjeuner en famille, mémé a mal dormi mais elle se plaint à peine.

14h : Sieste

18h : Comme on traverse les oliviers pour rejoindre la maison des grands-parents pour dîner, la voisine nous interpelle :« ils sont partis aux urgences, mémé n’était pas bien ».

19h : Urgences : attente interminable avec pépé et Raph. Nous attendons les résultats d’analyse. Mémé n’a jamais été malade de sa vie de femme, les deux hommes sont très inquiets.

00h30 : Mémé apparaît toute petite dans la salle d’attente, toute fragile avec son ordonnance à la main. Raphaël les conduit jusqu’à la maison et je les suis avec l’autre auto. Pépé n’est plus tout jeune pour conduire de nuit.

1h30 : Dîner au milieu de la nuit, on ouvre une bouteille de la cuvée de pépé pour l’occasion. Content d’être tous rassemblés à cette table.

Vendredi 16 septembre 2011

Matinée : maison à la campagne.

13h : Poulet rôti en cuisine, pommes de terre du jardin.

14h : Blog avec Raphaël dans le jardin, dictée au soleil.

15h : Travail de recherche à table.

19h : Préparation du dîner sous les ordres de mémé qui va pas fort du tout.

20h : Dîner.

Samedi 17 septembre 2011

Matinée : activités maison de vacances. (linge, cueillette des fruits)

12h : Déjeuner chez pépé et mémé : un beau rôti-patates du jardin, ici tout est du jardin, sauf le rôti.

14h : Écriture, blog du jardin aussi

15h : Ici c’est encore l’été, sieste traditionnelle. Hamac.

18h : Préparation du dîner avec les hommes : grillades de sardines.

21h30 : Écriture blog et au lit.

Dimanche 18 septembre 2011

8h30 : Petit-déjeuner au soleil.

9h30 : En voiture pour les Urgences avec mémé, visite de contrôle, pépé nous rejoint plus tard.

10h : Urgences, attente, promenade dans la ville de Pombal en attendant la fin des examens.

12h : Retour à la maison sans pépé et mémé pour préparer le déjeuner.

13h : Pépé rentre seul, mémé attends encore aux urgences ses résultats.

16h : On retourne chercher Arminda, ils l’ont abandonnée dans une salle d’attente inconfortablement assise. Sans nous prévenir qu’elle attendait avec ses résultats depuis plus d’une heure.

17h : Écriture du blog avec Raph.

19h : Dîner, frites maison, côtes de porc braisées. Les hommes au feu, les femmes en cuisine.

20h30 : Retour à la maison pour la séance d’écriture. Petit craquage d’Alix qui commence à atterrir.

Lundi 19 septembre 2011

10h30 : Pombal : première connexion internet à la bibliothèque pour l’édition du blog.

12h30 : Chapeaux de paille, claquettes et short, direction la plage avec mon guide touristique Raphaël. Village de Nazaré, océan, vagues et sable blanc seulement pour nous et les pêcheurs. Paysage « impressionnant ».

21h30 : Coucou à pépé et mémé, planning des prochains jours, programmation des vendanges qui semblent être compromises, vu l’état de santé de mémé. J’insiste pour que nous y participions pour soulager pépé qui semble dépassé par les événements malgré sa sérénité et son sourire constant. Patates, fromage portugais et au lit.

Mardi 20 septembre 2011

Matinée de préparation pour le départ en direction de Lisbonne

12h : Déjeuner avec les grands-parents

14h : En voiture pour Lisbonne. Arrêt sur plage désertique ouverte sur un océan déchaîné mais ensoleillé.

20h : Lisbonne : Raphaël cherche sa route.

21h : On trouve enfin la petite route étroite de chez Chloé et Nicolas qui nous attendent avec une bonne salade de pâtes, une pizza et des bières.

22h30 : Je dors debout mais Raphaël veut absolument me sortir pour profiter de la vue nocturne, imprenable de Lisbonne depuis le belvédère d’à côté.

23h : Les vacances me fatiguent ! Extinction des feux, l’appartement est endormi, ils bossent tous demain.

Mercredi 21 septembre 2011, Lisbonne

9h : Réveil dans cette mansarde sous les toits.

10h : Déjeuner avec Raphaël sur la terrasse du parc qui surplombe le Panthéon, il est très mal réveillé, ça sent la fin des vacances.

11h : Retour à l’appartement pour les affaires courantes et une connexion internet.

14h : Promenade dans les ruelles de Lisbonne avec mon super guide (Raphaël, l’ange du voyage).

15h : Nous approchons du lieu culturel « Chapito » (cliquez ici), avec qui Raphaël a pris contact il y a plusieurs mois, un contact classé provisoirement sans suite.

Je lui ai proposé que nous passions tout de même faire un coucou et pourquoi pas tenter de rencontrer Teresa, la grande patronne. Raphaël stoppe notre montée de ruelle et s’assoit dans les escaliers pour débriefer avant un éventuel entretien. Il veut entendre ma motivation et comprendre l’utilité de cette rencontre. Voilà, je l’ai convaincu !

15h05 : Nous nous présentons à l’accueil, et demandons à être reçu par Teresa. Enfin, Raphaël nous présente dans un portugais parfait. Je ne fais que hocher la tête en acquiesçant à ce que je comprends.

Après de longues explications et plusieurs interlocuteurs, nous sommes conduits auprès de Teresa qui nous reçoit à sa table de déjeuner, qui se vide de ses convives pour nous laisser place. La cour du restaurant est en contrebas du bâtiment, une sorte de patio à la décoration très branchée, uniquement construite avec des matériaux de récupération.

Teresa parle très bien français, je peux donc lui raconter moi-même mon projet et la raison de ma présence ici, en fin de course.

Raphaël lui explique qu’après plusieurs ratés, nous n’avons jamais réussi à convenir d’un partenariat pour mon passage à Lisbonne. (changement d’équipe, préparation du festival, tout s’explique), Teresa nous fait tout l’historique du lieu et de son parcours personnel, artistique.

Raphaël est très attentif en assistant au genre d’entretien que j’ai pu avoir tout au long de mon voyage. Voilà, il est dans le concret et cette rencontre avec Teresa Ricou est particulièrement touchante et percutante. Après une heure d’échange, elle nous invite à la soirée, car nous sommes en plein festival des 30 ans du lieu et des 15 ans de la compagnie. Nous la libérons et la laissons partir à ses affaires courantes et de « gestion de personnel ».

17h : Nous sillonnons les rues étroites et pentues de Lisbonne. Vingt ans après ma première visite, la ville a bien changé.

19h : Nous retrouvons Nicolas, notre hôte, sur un des nombreux belvédères de Lisbonne, où le soleil se couche.

J’ai mis une robe noire à pois blancs, c’est très joli mais pas adéquat pour s’asseoir par terre avec une bière à la main. Voilà, je m’ennuie. Les soirées bières, c’est pas pour moi.

19h30 : En asociale, je pars seule en direction de Chapito, je suis pas non plus motivée pour aller voir un spectacle, mais comme je commence à fatiguer Raphaël il serait préférable que nous passions la soirée séparés.

20h : Je cherche une table pour me poser à la terrasse du restau de Chapito pour une séance d’écriture tapas, seule avec une bière. A coté de moi, deux femmes aux cheveux blancs discutent passionnément, je comprends un peu ce qu’elles disent, nous nous sourions. Teresa arrive et me présente ces femmes, dont Albertine qui a eu un rôle important dans la mise en place de ce lieu. Je retrouve à ce moment-là le goût et le plaisir de ma présence ici. Je suis à nouveau seule, dans des échanges comme j’ai pu les vivre tout au long de mon voyage, et c’est ça qui me plaît, je retrouve mes marques, je suis dans mon élément.

21h30 : Teresa me fait entrer la première dans la salle en invitée d’honneur. J’assiste à un spectacle comme il est rare que je les aime « Cão que morre não ladra » (cliquez ici). Du théâtre de situation clownesque avec une précision du corps, dans des cascades et des manipulations de corps incroyables. Je suis bien contente de m’être motivée pour venir. A la sortie du spectacle tout les gens se saluent très vite et disparaissent dans les ruelles

00 h : Je retrouve ma route en suivant l’étoile du berger avec succès, ma petite étoile est bien là. Les garçons sont rentrés, Raphaël est surpris de me voir arriver sans avoir eu de difficulté (beh, j’ai pris le chemin inverse, c’est tout !).

J’ai apprécié de me retrouver seule ce soir, comme si je m’étais habituée à une certaine liberté.

Rideau !

Jeudi 22 Septembre 2011

11h : Réveil tardif, à peine le temps de se rassembler qu’il faut déjà partir.

J’explique à Raphaël ma théorie « de l’oubli » et mes difficultés quand quelqu’un interfère dans mon organisation depuis ces sept derniers mois. Je peux gérer plusieurs choses à la fois, mais à condition que personne ne m’aide pour tout ce qui est d’ordre personnel : billets de train, bagages, organisations diverses, etc. Un exemple : si on m’aide à porter mes valises, je n’ai plus la notion de mes 56 kilos de bagages, et je ne sais plus où j’en suis, surtout au moment des départs qui sont souvent chargés d’émotion. Heureusement, cela ne m’est jamais arrivé d’oublier mes affaires, j’ai toujours eu ce temps de réaction.

Donc 12h : Après avoir écrit mes dernières cartes postales, nous chargeons la voiture et partons en direction du quartier universitaire pour déjeuner avec Nicolas qui bosse là-bas comme chercheur. Il y a quand même le « Miradoro » le plus haut de Lisbonne auquel Raphaël tient beaucoup pour la touristique du voyage. Impressionnant !

13h : Déjeuner au soleil, bye-bye Nico !

14h Une glace, un café avant de quitter Lisbonne, il fait bien chaud.

14h30 : Départ direction plage. Raphaël a son idée mais nous avons prévu d’être rentrés pour le dîner avec les grands-parents. Nous suivons donc l’idée de « la crique isolée aux grandes roches » pour laquelle il faut cheminer à travers les rocailles fleuries : « la praia da Ursa ». Le site est « impressionnant » comme dit si bien Raphaël dès qu’il me montre des nouveautés, mais il commence à être blasé par mon insensibilité à ce qui est pour lui « impressionnant ».

Oui, en effet, l’endroit est merveilleux, mais au final ce qui attire le plus mon attention, c’est ces quatre jeunes femmes qui partagent la plage avec nous : quatre amazones en liberté. Je les observe et en oublie presque Raphaël.

– Va jouer avec elles, me dit-il dans un humour sincère mais un brin vexé quand même.

– Bah et toi ? Tu vas pas ramasser les coquillages tout seul, pfff !!!

Oui, si j’avais été seule, nul doute que j’aurais passé l’après-midi avec elles. Mais là, mon voyage a changé de fonctionnement, et puis seule, je ne serais jamais arrivée sur cette plage déserte.

Baignade, séchage, escalade dans les rochers, il est déjà l’heure de remonter la falaise pour rejoindre notre auto où Raphaël manque de se faire croquer par une guêpe. « Où est ma gourde filtre de voyage ? » On l’a oubliée au café glace. Comme je garde tous les tickets, on a la confirmation par téléphone, Nico passera la récupérer.

L’heure tourne, les voitures devant nous n’avancent pas. Nous ne serons jamais à l’heure pour dîner.

– Allo Mémé ? Ne nous attendez pas pour manger, on passera vous saluer avant la nuit.

21h : Pépé Joao insiste pour nous faire dîner. L’occasion de faire un point pour les vendanges de demain. Je lui demande :

– A quelle heure on commence ?

– Oh… Comme vous voulez…

– Comment ça comme on veut ? A quelle heure êtes-vous sur le terrain je veux dire.

– Mais… Pour vous, c’est juste pour le plaisir de participer… Alors si vous voulez dormir, venez plus tard. Nous dit il avec ce sourire content et permanent de nous avoir avec eux.

Mémé est déjà au lit, assommée par ces antibiotiques de cheval même plus à la vente en France.

Nous arrivons à obtenir l’heure du rendez-vous pour tout le monde. A 9h, tous les voisins viennent dans les vignes comme le veut la tradition, mais cette année Mémé restera à la maison. Même enceinte jusqu’aux oreilles, Arminda s’était rendue aux vendanges avant d’accoucher une fois les vendanges finies.

Raphaël se laisse porter, il n’a jamais eu cette occasion là, et moi je n’en peux plus d’être inactive, ça me rend dingue bien que la cuisine soit devenue mon défouloir et que Pépé trouve qu’on en fait trop pour des vacances.

Mémé ayant raccroché son tablier pour la première fois de sa vie de couple contre une jolie nuisette blanche, Pépé est un peu perdu en cuisine. Raphaël, plein de bonne volonté, n’a aucun repère dans le royaume de Mémé. Je prends donc, depuis la maladie de Mémé, les choses en main quand elle n’en a plus la force. Comme je l’ai observée depuis mon arrivée, je me contente de faire du mimétisme sans son talent, en osant quelques fantaisies culinaires : une grosse touche de cannelle dans la compote, du laurier entre deux tranches de viande et chacun sauce sa salade dans son assiette. Mais sinon, j’obéis scrupuleusement à ses indications.

Rien à faire, ils culpabilisent de nous avoir monopolisé les vacances. Je ne sais pas au final s’ils ont entendu notre plaisir d’être là, de nous affairer avec eux, même Raphaël le petit garçon d’habitude choyé comme un prince apprécie cette nouvelle expérience de partage des tâches (au sens de la transmission intergénérationnelle) dans ce domaine familial où les deux petits vieux gèrent tout, tout au long de l’année : dedans comme dehors, vergers, champ et forêts, tout est impeccablement rangé, entretenu, soigné. « La rigueur allemande » comme dit Raphaël quand il parle de son grand-père qui était chef de chantier en France. Je lui réponds : « C’est pas comme chez les Soulié ».

21h30 : « – Bonne nuit Pépé (Mémé dors déjà). A demain 9h !

– Oh c’est pas nécessaire . », nous dit il en nous donnant les 2 couteaux qu’il a affûté exprès pour nous.

Vendredi 23 Septembre 2011, Rouba

7h30 : Réveil des travailleurs avec patates sautées au fromage portugais.

8h : On entend le tracteur passer, pépé nous aurait-il menti sur l’heure ?

9h : Après avoir traversé le bois d’Eucalyptus, nous arrivons dans la vigne où déjà les voisins sont au travail sous leurs chapeaux. Pépé coordonne le tout. En deux heures, les vignes sont dénudées de leurs grappes, cette année pas de tri, pas le temps, le blanc le noir, tout va au pressoir ensemble.

11h : Les containers sont pleins, le tracteur est chargé. Les petites mains rentrent chez elles et nous voilà dans le sous-sol de la maison avec Pépé et Raphaël qui pressent mécaniquement les litres de raisins ramassés. C’est très physique mais Pépé a la technique et Raphaël la force de son jeune âge. Il faut toujours insister pour que Pépé accepte notre aide.

11h30 : Je les laisse tous les deux et rejoins Mémé en cuisine pour l’aider à préparer le déjeuner. J’ai posé mon appareil HD au milieu du saladier de pommes sur la table, face à Arminda. « ça tourne ! » Elle parle et me raconte encore, même pas besoin de lui poser des questions.

12h : C’est l’heure de la cueillette journalière des kakis, notre dernière du séjour, on en profite. Oui les kakis c’est quatre minimum par jour qu’on en mange chacun, il ne faut pas se tromper dans la cueillette, à quelques heures près ça peut être désagréablement âpre ou le plus merveilleux fruit qui puisse exister. Ne pas se fier qu’à la couleur, si la peau est fissurée c’est qu’il est l’heure de le manger.

13h : Déjeuner en famille.

14h : Ménage, rangement, bagages.

Oups ! Mais où sont mes carnets ?? Tous mes carnets ! Mon agenda ! Impossible ! Une angoisse terrible m’envahit, il n’y a rien nulle part alors que tout est rangé ! C’est sûr, je les ai oubliés. Oubliés, mais où ? A Lisbonne ? Je suis dans tous mes états. Tous mes contacts de sept mois, tous mes derniers écrits… Nicolas nous confirme qu’ils sont bien chez lui. Raphaël confirme ma théorie de l’oubli. Pas une fois en six mois je ne les ai égarés. Comment je vais faire sans mes carnets ?

Raphaël décide de prendre la route pour Lisbonne dès ce soir avant de rentrer en France avec un petit détour de 3 heures. Je salue son calme et sa patience.

19h : Dîner de départ avec Pépé et Mémé qui est encore très faible et pas du tout rassurée de nous voir partir.

20h : Tout est chargé, nous prenons à nouveau la direction de Lisbonne.

23h : Nous trouvons enfin Nicolas qui nous attend dans un square, hilare, avec son sac plastique Fnac contenant les carnets et la gourde-filtre. On l’embrasse par la fenêtre sans couper le moteur. Il nous souhaite : « Bonne route les boulets !»

23h02 : Raphaël sort de la ville parce que je suis nulle en passage de vitesse et que je ne fais aucun effort. On prend deux cafés et 20 euros d’essence pour atteindre la frontière espagnole car ici l’essence est plus chère qu’en France. Et hop ! Je prends le volant. Un énorme putois a eu raison de faire demi-tour à quelques mètres de nous sur l’autoroute. En le voyant, je me suis cramponnée au volant avec la ferme intention de ne pas faire d ‘écart, à 130 km/h c’est mieux !

Frontière, dernière expédition de cartes postales côté portugais. Ah ! On est déjà en Espagne, on retourne à la poste portugaise, 100 mètres en arrière.

Espagne, poste d’essence, et c’est déjà…

 

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